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RETOURARTE et les Films de CUL

ARTE, la chaine franco allemande s'était fait remarquée à ses tout débuts, en programmant "L'Empire des Sens" de Nagisa Oshima a 20h30 ...

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boudu con ! ceux qui ne l'on pas vu, l'ont manqué   (: -/

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C'est un film Japonais qui a été produit avec des capitaux français et Européens . Ce film a été, et est toujours interdit d'entrée sur le territoire Américain. Comme quoi, L' "Anti-reste-du-Monde-isme Primaire" est bien vivant aux Etats Unis, et croyez le, pas que pour le cinoche .

Ce qui me plait dans Linux, c'est l'ouverture sur le monde:

Ce que j'attends de Linux, c'est une vision nouvelle de l'informatique, émanation de toutes les cultures du Monde.
Du Sang neuf ! de l'air frais !!!
Pour le moment je n'ai pas été déçu, mais le meilleur est à viendre !

Ophtalinux                   http://www.invivo.net/pub/listservers/medecine-linux

Eric Baronet   (alias Nulix le Zieutiste)         (24/04/99)

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A propos de système expert

Notre civilisation, est basée sur la tradition de l'écrit en tant que véhicule de la connaissance scientifique (l'oral étant sur ce point réduit à la seule transcription de l'écrit). C'est d'ailleurs ainsi que nous correspondons dans les logiciels d'e-mail.

L'écrit: une référence indiscutable

L'écrit base la connaissance scientifique pour plusieurs raisons: c'est une référence indiscutable, il permet de noter les résultats de mesure, il permet de matérialiser les démonstrations en mathématiques, il permet de transmettre la connaissance de manière désynchronisée (en dehors de tout contact entre le locuteur et l'interlocuteur), et il permet de formuler des observations et des prédictions.
L'écrit existe parce qu'il y a convention de notation. Il y a plusieurs langues, mais pour chacune le sens (ou les sens possibles) d'un mot, est -ou sont- fixé(s).
L'écrit permet une communication non ambiguë: c'est du moins ce qu'on cherche dans les milieux scientifiques.
La présence de quiproquos, ou de contresens, ou d'interprétations différentes d'un même terme, est une particularité de la langue employée notamment au théâtre.
Nous attribuons aux mots un sens par ce procédé que nous nommons la définition, et que cette définition se fait dans un contexte précis.
Dans un autre contexte, dont nous sommes à même de définir les différences par une opération appelée discrimination, nous sommes capables de redéfinir le sens d'un mot ou d'une expression.
Enfin, face à un phénomène nouveau pour nous et vis à vis duquel nous observons un certain nombre de caractéristiques, nous sommes en principe capables de lui "inventer" un nom -le baptiser d'un néologisme- et lui associer un sens issu de nos observations.
C'est tout l'intérêt de la puissance descriptive de la langue : limiter l'indicible au minimum.

L'ordinateur manipule des symboles

L'ordinateur, lui, manipule des symboles et non des mots. Ces symboles sont des références auxquelles est associée une valeur à afficher : nombre, texte, son, image, vidéo ou association de ces données.
Par un procédé analogue à celui de la démonstration, nous sommes à même de demander à un ordinateur de produire un enchaînement de symboles donné en employant des opérations que nous lui précisons:
* soit par recherche exhaustive au sein d'un espace de combinaisons (comme par exemple la solution des chiffres au jeu "des chiffres et des lettres" ou la recherche exhaustive des 92 positions possibles de 8 reines sur un échiquier sans capture, solution qui n'a pu être trouvée que sur un ordinateur malgré deux siècles de recherches de nos mathématiciens);
* soit par application systématique d'opérateurs de démonstration comme le font les systèmes de démonstration automatique programmés par exemple en Prolog.
Il s'agit là d'opérations longues et difficiles pour nous, de celles qui sont fréquemment employées pour discriminer entre les plus et les moins intelligents d'entre nous.
Parce qu'il nous semble acquis que les opérations "intelligentes" sont limitées à ce qui nous parait le plus difficile à faire, à savoir aboutir à des connaissances "scientifiques".
Et avec les progrès de la physique, tout ce qui est matériel semblait devoir être déterminé par l'application d'opérateurs mathématiques élémentaires.

La quête du Graal

Il semblait donc suffisant -quoique nécessaire- de remonter au niveau élémentaire ("atomique"), pour pouvoir tout modéliser et tout prédire.
Les fonctions de manipulation des symboles et d'enchaînements des connaissances, tellement difficiles pour nous, nous paraissaient le Graal de la quête de l'intelligence mécanisée. Ce qu'avec notre inconscience d'alors nous avons osé appeler "intelligence artificielle", et matérialiser sous la forme de "systèmes experts". Nous avons créé des machines capables de s'auto-organiser, pour planifier les moyens et les opérations nécessaires à la résolution d'une tâche, de la même manière que nous l'aurions fait nous-mêmes. Il n'y avait alors plus de programme: la machine élaborait le sien propre, de manière à réaliser selon un schéma optimal (ou sub-optimal : ) ) dans tous les cas possibles, la meilleure programmation qu'un humain aurait jamais pu inventer, de manière à s'auto-optimiser pour calculer ensuite le résultat demandé. Dans le domaine de la recherche opérationnelle, nous avons même demandé à la machine de modéliser des situations vis à vis desquelles aucune connaissance ne nous permettait d'entrevoir une solution fiable et/ou reproductible a priori. Et l'association homme/machine a permis de produire des procédés de résolution systématique, fiables, reproductibles, économiques et optimisés de ces situations.
Nous avons aussi cherché à mettre dans la machine un "code génétique" soumis aux lois de l'évolution, pour résoudre des problèmes encore insolubles, sans la moindre intervention ou participation de notre part.
Et cela a marché.
Nous avions enfin un modèle du fonctionnement électrique du neurone, hérité des apports de la neurophysiologie: nous l'avons mis(*) dans la machine. (* le "neurone formel" n'intègre ni les aspects chimiques ni les caractéristiques temporelles du fonctionnement du neurone)
Nous avons réalisé des montages qui "apprenaient". Et nous les avons utilisé avec profit en reconnaissance de formes, et pour la caractérisation de signaux vis à vis desquels nous ne disposions pas d'autre appareillage.
La machine mémorisait, apprenait, s'adaptait, s'auto-organisait, s'optimisait, trouvait les meilleures solutions aux problèmes posés, trouvait des solutions optimales à des énigmes non résolues, construisait ses propres programmes, trouvait des méthodes de résolution nouvelles et efficaces à des problèmes insolubles, réalisait des travaux impossibles à mener dans une vie entière, comment ne pas avoir l'impression d'être face à l'éclosion d'un esprit d'ordre supérieur ?
Les possibilités de la machine étaient limitées par sa vitesse d'exécution, mais la loi de Moore, scrupuleusement vérifiée lors des dernières décennies, ne prédit elle pas un rythme annuel de doublement des capacités et performances des matériaux employés ?

L'univers ne joue pas au lego

Nous n'avions pas compris que l'univers ne joue pas au lego.
Nous n'avions pas compris que si nous obtenions des résultats justes et des démonstrations rigoureuses de la part de la machine, nous pouvions tout aussi consciencieusement programmer sur une machine en parfait état de fonctionnement, des démonstrations fausses produisant des résultats erronés.
Nous avions oublié que la machine serait incapable de discriminer un résultat exact d'un résultat dont l'erreur saute aux yeux.
Parce que la machine affichait des écrits qui pour nous avaient un sens et parce que nous n'aurions pas fait mieux en rédigeant nous-mêmes ces écrits, nous ne nous sommes plus vraiment posés la question selon laquelle la machine comprenait ou non, ce que nous lui "demandions".
Nous avons négligé de chercher à modéliser les "comportements humains", sources de flou et d'irrationnel, et qui bien entendu ne pouvaient soit qu'être des défauts d'un être de raison pure, soit des artefacts issus de notre cerveau reptilien, traces indélébiles traduisant l'imperfection issue de notre cheminement lors de l'évolution des espèces, éventuellement utiles puisque présents malgré la sélection de l'évolution, mais en tout état de cause "certainement élémentaires" à modéliser.
Nous n'avions pas compris que dans l'interaction entre un être agissant et un monde qu'il ne comprend pas, les situations de satisfaction, de récompense ou au contraire de frustration, sont des éléments moteurs de fonctions d'apprentissage bien plus efficaces, surtout si l'attention d'apprentissage est motivée par l'Amour.
Et que sans cela, notre jouet mécanique serait incapable de discriminer, d'attribuer un sens, de prendre conscience, ou même simplement de faire un "mot d'enfant".
Nos textes sont stockés dans les ordinateurs et les mots qui les constituent peuvent être manipulés par eux.
Nous pouvons même définir des relations entre ces mots, relations qui reflètent une partie du sens que nous attribuons aux mots dans l'univers réel.
Nos mots et expressions, sont entre nous une convention de dénomination, de référence.
Interne à la mémoire des ordinateurs.
Et dont le sens leur est inaccessible.
Comme nous est inacessible le "bon système expert qui te répondrait avec pertinence"... à moins de disposer d'une secrétaire, bien sûr !

Patrick Lefebvre (29/11/99) sur la liste FULMEDICO

plefebv@club-internet.fr         http://perso.club-internet.fr/plefebv/index.html

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