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Promenade
par Marc Godart le 14-10-1999 à 15:53
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Il faut, si le temps s'y prête, sortir quelques pièces et prendre le temps de s'asseoir à la terrasse d'un café de la place Montparnasse, se laisser bousculer par les passants, assourdir par les voitures, asphyxier par la poussiere et les gaz d'échappement.

Puis se diriger gare du Nord et prendre le train pour Amsterdam.

On y mange avec facilité, il n'y a pas de problème pour se loger, l'on peut même égarer ses pas dans le quartier rouge et y voir les travers des beautés comme le reflet de ses propres fantasmes.

C'est le règne des bateaux, tramways, vélos et les voitures sagement garées autour des canaux y glissent parfois rejoignant ainsi le monde du silence.

Le plus surprenant pour le promeneur parisien, c'est la rareté des pharmacies, des opticiens et des plaques de medecins, un peu comme un secret de quartier ou la cachette d'Anne Frank. La France, la Hollande, des dispositions diverses; des couleurs et un destin commun.

Faut-il un envers à ce décor où les sages collections du Rijkmuséeum font miroir à la folie du musée Van Gogh ?

C'est se sentir comme un chirurgien qui aurait la migraine si fort, en salle d'opération, que la surveillante du bloc a fait éteindre toutes les lumieres et que l'on voit passer dans les couloirs autant d'ombres que de bougies.

L'on voit alors danser tant de reflets dans les autres salles jadis si étrangères que l'on partage le silence des enfants morts, les gémissements des grands pères, le rouge, le blanc sans le bleu.