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La médicalisation des troubles psychiques de l’enfance

Communiqué de presse
dimanche 12 mars 2006

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Le projet de dépistage systématique des « troubles comportementaux » des jeunes enfants - dès l’âge de trois ans -, qui fait partie d’un plan gouvernemental de prévention de la délinquance, soulève actuellement les plus vives inquiétudes en France.

Soumis à une batterie de tests élaborés sur la base des théories anglo-saxonnes de la psychiatrie neurobiologique, un grand nombre d’enfants sera diagnostiqué - sans examen médical - selon des critères purement subjectifs largement remis en cause par les experts scientifiques internationaux.

La personnalité « pathologique » qui sera décelée conduira, à partir de six ans, à l’administration de psychotropes dont les effets délétères sur le plan physique, mental et psychologique ne peuvent être ignorés. Les enfants dont la personnalité sera considérée comme « déviante » risquent d’être fichés pour le reste de leur vie en tant qu’individus potentiellement asociaux ou criminels.

De multiples interrogations se posent sur la validité de la notion des «  troubles des conduites », la justesse du diagnostic, le risque de manipulation comportementale des enfants par des psychostimulants dont la composition chimique est apparentée à la cocaïne, sur les conséquences pathogènes de cette chimiothérapie dont on ignore les effets à long terme, et la légitimité de cette politique de dépistage obligatoire dans les écoles.

De plus en plus de comportements infantiles sont considérés comme pathologiques. L’utilisation de substances psychotropes sur les enfants est en augmentation régulière. Est-ce normal ? Pourquoi les difficultés d’apprentissage, de lecture et d’étude, qui ont toujours existé, sont-elles désormais classées dans la rubrique des troubles mentaux ? Au-delà de la controverse que suscite l’opposition des experts les plus réputés dans ce domaine, Pierre Vican, spécialiste des sujets de santé, de médecines douces et de bien-être, s’est penché sur le problème des abus de la médicalisation des troubles psychiques des enfants et des adolescents

L’auteur a mené une enquête documentaire sur tous les aspects de la question du TDAH - troubles déficitaires de l’attention avec ou sans hyperactivité -. Il répond dans un langage simple et direct, accessible à tous les lecteurs, aux questions légitimes que se posent les parents désemparés qui désirent comprendre de quoi il retourne lorsqu’on leur dit que leur enfant est « hyperactif » et qu’il « doit être soigné ».

Les parents et les médecins connaissent-ils les vrais effets secondaires de la Ritaline, des psychostimulants et des antidépresseurs prescrits aux enfants ? Cette étude qui se veut impartiale soulève de nombreuses questions sur les outils du diagnostic, la qualité des traitements préconisés, l’innocuité ou la dangerosité des composés chimiques utilisés et la validité des thèses en vigueur justifiant le traitement médicamenteux des souffrances psychiques infanto-juvéniles.

Ce livre apporte de nombreuses informations capitales, le plus souvent ignorées du grand public. L’auteur confronte avec le recul nécessaire les déclarations officielles, les théories en vogue, les hypothèses non vérifiées, les rapports médicaux et les documents essentiels. Il expose les incohérences, les témoignages troublants et les mises en garde scientifiques relatives aux risques que fait courir la modification chimique de la personnalité des enfants par les drogues psychiatriques.

Pierre Vican ne s’aventure pas à prendre parti, il s’interroge avec le lecteur. Les solutions apportées ne sont-elles pas pires que le problème initial ? Écrit à l’usage des parents, Nos enfants, cobayes de la psychiatrie ? pourra aussi être lu avec profit par les médecins généralistes, les directeurs d’établissements scolaires et les enseignants.

Au fur et à mesure des pages, on découvre que les remèdes préconisés à grande échelle font l’objet de controverses virulentes dans les cercles scientifiques, que des effets secondaires bien connus - pouvant aller jusqu’à des phénomènes d’accoutumance et d’intoxication, et des lésions graves (notamment des accidents cardiaques) - sont passés sous silence, que l’on recommande chaleureusement des molécules considérées par de nombreux spécialistes comme extrêmement dangereuses, et l’on va progressivement de la simple interrogation à la perplexité, pour conclure avec l’auteur à une franche inquiétude sur le système dans lequel sont plongés les parents en recherche d’une solution pour leur enfant.

N’y a-t-il pas une dérive à l’américaine dans la volonté des pouvoirs publics de dépister systématiquement et de diagnostiquer dès l’école maternelle les prétendus troubles mentaux des élèves ?

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Nos enfants, cobayes de la psychiatrie ?
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Nos enfants, cobayes de la psychiatrie ?
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