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Dessous-de-table

mercredi 28 février 2007

Dans le cadre d’un sondage Ipsos, publié aujourd’hui, 8 % des personnes interrogées ont déclaré avoir été au moins une fois confronté à une demande de "dessous-de-table" de la part d’un médecin.

Au-delà des développements éthiques et des circonvolutions sémantiques débattant la pertinence de l’expression, l’importance de ce chiffre ne montre-t-il pas le problème structurel fondamental de la médecine libérale actuelle ? A défaut, il est témoin de la joyeuse anarchie des honoraires médicaux dans une société où des médecins pauvres côtoient des praticiens dont l’heure d’exercice est honorée dix ou vingt fois plus. Quelle est alors la valeur des statistiques concernant le revenu moyen des médecins spécialistes ou généralistes, quand quelques-uns les tirent considérablement vers le haut ? Il n’est pas inutile de souligner que la sectorisation maintenue en l’état par la système d’assurance maladie est en partie responsable de ce délabrement global, en favorisant l’existence de plusieurs niveaux d’honoraires indépendamment du niveau des compétences.

Une remarque s’impose, et les praticiens qui s’en sont avisé semblent de plus en plus nombreux : un médecin non conventionné ne peut jamais être soupçonné de dessous-de-table.

HG